Vendre de l’or à Genève peut permettre de transformer des bijoux inutilisés, des pièces, des lingots ou des objets anciens en argent disponible. Pour obtenir une offre correcte, il est cependant important de bien préparer la vente, de comprendre la méthode d’évaluation et de comparer les professionnels.
Le prix proposé ne dépend pas uniquement du poids. La pureté de l’or, le cours du métal, l’état de l’objet, sa marque, son ancienneté et son éventuelle valeur de collection peuvent également influencer l’estimation.
Aimez-vous ce qui brille ? — J’ai toujours peur que ce ne soit pas de l’or. Diane de Beausacq
Quels objets en or peut-on vendre ?
Les professionnels du rachat d’or peuvent généralement examiner de nombreux objets, même lorsqu’ils sont cassés, usés ou incomplets :
- bagues et alliances ;
- chaînes et colliers ;
- bracelets ;
- boucles d’oreilles isolées ;
- pendentifs et broches ;
- montres en or ;
- pièces et monnaies anciennes ;
- lingots et lingotins ;
- médailles ;
- bijoux anciens ;
- débris d’or ;
- or dentaire ;
- objets décoratifs en métal précieux.
Un bijou cassé peut encore avoir une valeur importante grâce à l’or qu’il contient. Il ne faut donc pas jeter une chaîne rompue, une bague déformée ou une boucle d’oreille dépareillée avant de les avoir fait examiner.
Préparer les objets avant l’estimation
Avant le rendez-vous, prenez le temps de classer vos objets. Séparez les bijoux, les pièces, les montres, les lingots et les objets comportant des pierres.
Vous pouvez également réaliser un inventaire simple en indiquant :
- le type d’objet ;
- son état ;
- la présence d’un poinçon ;
- la présence de pierres ;
- une éventuelle marque ;
- les documents disponibles.
Photographier les biens les plus importants permet de conserver une trace et de comparer plus facilement plusieurs estimations.
Il est préférable de ne pas démonter les bijoux vous-même. En retirant une pierre ou en forçant un fermoir, vous risquez d’endommager un objet qui pourrait valoir davantage que son seul poids en or.
Rechercher les poinçons
Les poinçons permettent d’obtenir une première indication sur la pureté du métal. Ils peuvent se trouver à l’intérieur d’une bague, sur le fermoir d’une chaîne ou au dos d’un pendentif.
Les mentions les plus courantes sont :
- 999 ou 24 carats ;
- 916 ou 22 carats ;
- 750 ou 18 carats ;
- 585 ou 14 carats ;
- 375 ou 9 carats.
Un bijou marqué 750 contient environ 75 % d’or fin. Les 25 % restants sont composés d’autres métaux qui renforcent le bijou ou modifient sa couleur.
Un poinçon peut être difficile à lire ou avoir disparu avec l’usure. Son absence ne signifie donc pas automatiquement que l’objet ne contient pas d’or. Le professionnel devra effectuer une vérification adaptée.
Comprendre le poids d’or fin
Le poids total d’un objet ne correspond pas toujours au poids d’or pur.
Un bijou en or 18 carats contient 75 % d’or fin. Un objet de 20 grammes en or 18 carats contient donc théoriquement environ 15 grammes d’or pur.
Il faut également tenir compte des éléments qui ne sont pas en or :
- pierres ;
- ressorts ;
- mécanismes de montre ;
- fermoirs ;
- parties en acier ;
- éléments décoratifs.
L’offre doit donc être calculée à partir du poids réellement valorisable et de la pureté du métal.
Vérifier le cours de l’or
Le cours de l’or évolue chaque jour selon les marchés internationaux. Il sert de référence pour calculer la valeur du métal.
Le prix annoncé sur les marchés ne correspond toutefois pas directement au montant payé pour un bijou. Le professionnel doit tenir compte de plusieurs éléments :
- la pureté de l’or ;
- les frais d’analyse ;
- le raffinage ;
- les coûts de traitement ;
- les variations du marché ;
- sa marge commerciale.
Consulter le cours avant le rendez-vous permet surtout d’avoir un ordre de grandeur. Cela vous aide à mieux comprendre l’offre, mais ne permet pas de déterminer exactement le montant final.
Demander une pesée visible
La pesée doit idéalement être réalisée devant vous. Vous devez pouvoir lire le poids affiché et comprendre quels objets sont pesés ensemble.
Les bijoux de pureté différente doivent être séparés. Un objet en or 18 carats ne doit pas être mélangé avec un bijou en 14 ou 9 carats sans explication.
Une estimation claire doit préciser :
- le poids brut ;
- les éventuelles déductions ;
- la pureté retenue ;
- le poids d’or fin ;
- le prix appliqué ;
- le montant proposé.
Évitez d’accepter une somme globale lorsque le calcul n’est pas détaillé.
Demander comment l’or est contrôlé
Le professionnel peut utiliser plusieurs méthodes pour vérifier la nature et la pureté du métal. L’examen commence généralement par la lecture des poinçons et l’observation de l’objet.
Des tests complémentaires peuvent ensuite être nécessaires.
Avant l’analyse, demandez si la méthode utilisée risque de laisser une trace. Cette précaution est importante pour les bijoux anciens, les pièces rares, les montres ou les créations signées.
Une expertise sérieuse doit protéger autant que possible l’intégrité de l’objet.
Distinguer la valeur du métal et celle de l’objet
Tous les objets ne doivent pas être évalués uniquement selon leur poids.
Un bijou courant ou très abîmé sera souvent acheté pour sa valeur en or. En revanche, un objet peut valoir davantage grâce à :
- sa marque ;
- son créateur ;
- son ancienneté ;
- sa rareté ;
- son style ;
- sa provenance ;
- son état ;
- la qualité des pierres.
Une montre en or, par exemple, peut avoir une valeur horlogère bien supérieure à celle de son boîtier. Son modèle, son mouvement, sa marque et son état doivent être pris en considération.
Il en va de même pour certaines monnaies anciennes, certains bijoux signés ou certaines pièces de collection.
Demandez toujours si l’objet est évalué comme métal destiné à la fonte ou comme bien pouvant être revendu.
Apporter les documents disponibles
Les certificats, factures, écrins et documents d’origine peuvent faciliter l’estimation et parfois augmenter la valeur du bien.
Apportez si possible :
- les factures ;
- les certificats ;
- les cartes de garantie ;
- les anciennes expertises ;
- les écrins ;
- les boîtes de montre ;
- les documents de succession ;
- les certificats de lingots.
Pour une montre, un lingot ou un bijou signé, les documents peuvent aider à confirmer l’authenticité, la provenance ou la référence exacte.
Éviter les nettoyages agressifs
Il n’est pas nécessaire de nettoyer fortement les bijoux avant de les vendre.
Les produits abrasifs ou chimiques peuvent :
- rayer le métal ;
- abîmer les pierres ;
- effacer certains poinçons ;
- détériorer une patine ;
- modifier l’apparence d’un objet ancien.
Un chiffon doux suffit généralement pour retirer la poussière. Pour une pièce ancienne ou un bijou de collection, mieux vaut ne rien modifier avant l’expertise.
Comparer plusieurs offres
Pour un lot important, un lingot, une montre ou un bijou de valeur, il est conseillé de demander plusieurs estimations.
Les professionnels peuvent appliquer des prix différents ou ne pas valoriser les objets de la même manière.
La comparaison doit porter sur :
- le montant proposé ;
- la précision de l’expertise ;
- la transparence de la pesée ;
- la méthode de contrôle ;
- les conditions de paiement ;
- la qualité des explications ;
- les documents remis.
Une offre légèrement supérieure n’est pas forcément la meilleure si le calcul reste flou ou si les conditions manquent de transparence.
Se méfier des prix publicitaires
Certains acheteurs mettent en avant un prix élevé par gramme. Ce montant peut toutefois correspondre uniquement à de l’or pur, à un lingot précis ou à une quantité minimale.
Avant de comparer, vérifiez toujours :
- la pureté concernée ;
- le type d’objet ;
- les éventuelles déductions ;
- les conditions de l’offre ;
- le montant net réellement payé.
Le chiffre le plus important reste la somme finale proposée après l’examen de vos propres objets.
Ne pas vendre sous pression
Une estimation sérieuse doit vous laisser libre d’accepter ou de refuser.
Soyez prudent si l’on vous pousse à vendre immédiatement sans vous donner le temps de comprendre le calcul. Vous devez pouvoir poser des questions, relire les documents et récupérer vos biens lorsque l’offre ne vous convient pas.
Avant de conclure, assurez-vous d’avoir compris :
- le poids retenu ;
- la pureté de l’or ;
- le prix appliqué ;
- les éléments déduits ;
- le montant final ;
- le mode de paiement.
Vérifier l’identité du professionnel
Avant de remettre des objets précieux, vérifiez que l’entreprise est clairement identifiable.
Contrôlez notamment :
- son nom ;
- son adresse ;
- ses coordonnées ;
- son site officiel ;
- les conditions d’estimation ;
- les modes de paiement ;
- les documents remis après la vente.
Pour une expertise à domicile, demandez le nom de la personne qui se déplacera et l’entreprise qu’elle représente.
Ne confiez jamais vos objets à un intermédiaire non identifié.
Prévoir une pièce d’identité
La vente professionnelle de métaux précieux nécessite généralement une vérification de l’identité du vendeur.
Prévoyez une carte d’identité, un passeport ou un permis de séjour valide. Cette formalité assure la traçabilité de la transaction.
Dans le cadre d’une succession, des documents complémentaires peuvent être utiles pour confirmer la propriété des biens.
Exiger un reçu détaillé
Une fois la vente acceptée, demandez un reçu ou un document mentionnant clairement :
- la date ;
- l’identité de l’entreprise ;
- la description des objets ;
- le poids retenu ;
- la pureté ;
- le prix appliqué ;
- le montant payé ;
- le mode de règlement.
Conservez ce document. Il constitue une preuve de la transaction et vous permet de vérifier les conditions appliquées.
Pour un lot important, demandez une description suffisamment précise des objets vendus.
Vendre de l’or provenant d’une succession
Lors d’une succession, il est recommandé de commencer par inventorier l’ensemble des objets avant de vendre.
Recherchez les factures, certificats, écrins, anciennes photographies et expertises. Certains bijoux peuvent appartenir à une même parure ou avoir une valeur sentimentale et familiale particulière.
Lorsque plusieurs héritiers sont concernés, mieux vaut obtenir leur accord avant la vente. Une estimation écrite peut faciliter le partage et éviter les incompréhensions.
Les bijoux ordinaires, les montres, les pièces et les objets anciens doivent être évalués séparément.
Vendre des pièces d’or
Une pièce d’or peut avoir une valeur supérieure à celle du métal qu’elle contient.
Son prix peut dépendre de :
- son année ;
- son état ;
- sa rareté ;
- son tirage ;
- son intérêt pour les collectionneurs ;
- sa demande sur le marché.
Avant de vendre une pièce, demandez si elle est évaluée comme or d’investissement, monnaie ancienne ou objet numismatique.
Ne nettoyez jamais une pièce ancienne. Un nettoyage peut altérer sa surface et réduire sa valeur de collection.
Vendre un lingot ou un lingotin
Pour vendre un lingot, apportez tous les documents disponibles.
Le professionnel pourra vérifier :
- le poids ;
- la pureté ;
- les dimensions ;
- le numéro ;
- le fabricant ;
- le certificat ;
- l’état du conditionnement.
Un lingot clairement identifié et accompagné de ses documents est généralement plus facile à vendre.
Demandez également quelle différence sera appliquée entre le cours de référence et le prix de rachat.
Vendre une montre en or
Une montre en or ne doit pas être automatiquement achetée au poids.
Sa valeur dépend aussi de :
- sa marque ;
- son modèle ;
- sa référence ;
- son mouvement ;
- son année ;
- son état ;
- son bracelet ;
- son cadran ;
- ses documents ;
- sa boîte.
Même lorsqu’elle ne fonctionne plus, une montre peut conserver une valeur horlogère importante.
Demandez donc une estimation de la montre complète avant d’accepter une offre basée uniquement sur le métal.
Vendre des bijoux avec des pierres
Les pierres peuvent représenter une part importante de la valeur d’un bijou.
Demandez si elles sont :
- identifiées ;
- mesurées ;
- évaluées séparément ;
- incluses dans l’offre ;
- restituées lorsqu’elles ne sont pas rachetées.
Un diamant ou une pierre de couleur importante peut nécessiter une expertise spécifique. Un certificat gemmologique peut également faciliter l’évaluation.
Les erreurs à éviter
Pour réussir votre vente, évitez notamment de :
- vendre sans connaître approximativement vos objets ;
- accepter une offre sans comprendre le calcul ;
- nettoyer agressivement les bijoux ;
- démonter les objets vous-même ;
- vendre un bijou signé uniquement au poids ;
- accepter un prix publicitaire sans vérifier les conditions ;
- confier les biens à une personne non identifiée ;
- vendre sous pression ;
- oublier de demander un reçu ;
- négliger une deuxième estimation pour un bien important.
Les bonnes questions à poser
Avant de vendre, vous pouvez demander au professionnel :
- Quel est le titre de mon or ?
- Quel poids avez-vous retenu ?
- Les pierres sont-elles déduites ?
- Quel prix appliquez-vous au gramme ?
- L’objet est-il évalué au poids ou à la revente ?
- L’estimation est-elle gratuite ?
- Puis-je refuser sans frais ?
- Quel montant net vais-je recevoir ?
- Quel document me sera remis ?
- Comment le paiement sera-t-il effectué ?
- Le test peut-il endommager l’objet ?
Les réponses doivent être simples, précises et compréhensibles.
La meilleure méthode pour réussir sa vente
Commencez par inventorier les objets et rassembler les documents disponibles. Séparez les bijoux ordinaires, les montres, les pièces, les lingots et les objets signés.
Consultez ensuite le cours de l’or afin de disposer d’un point de comparaison.
Lors du rendez-vous, demandez une pesée visible et une explication du titre, du poids retenu et du prix appliqué.
Pour les objets importants, comparez plusieurs estimations. Ne regardez pas uniquement le montant final : tenez également compte de la transparence, de la qualité de l’expertise et des conditions de paiement.
Acceptez la vente uniquement lorsque vous avez compris l’ensemble du calcul. Demandez enfin un reçu détaillé et conservez-le avec vos documents.
Où vendre son or à Genève ?
