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Canton de la Confédération depuis 1815 ; Genève français, Genf allemand, Genevra romanche. Son nom officiel est République et Canton de Genève ; de 1534 à 1798, elle s’appelait Signoria et République de Genève. La langue officielle est le français ; la capitale est Genève. Le territoire du canton actuel (45 communes en 2005) comprend une partie de l’ancien évêché de Genève (la ville et ses environs, les châteaux ou mandelements de Jussy et Peney), les possessions du prieuré de S. Vittore et du chapitre de la cathédrale et, à partir de 1815 et 1816, les Communes réunies, cédées par la France et le Royaume de Sardaigne au nouveau canton. De 1798 à 1813, Genève faisait partie du département français du Léman. Le canton de Genève est situé à l’extrémité sud-ouest du lac Léman, dans une dépression traversée par le Rhône et l’Arve. Le bassin genevois est bordé au nord par le Jura, à l’est par le lac et les Voirons, au sud par le massif du Salève et à l’ouest par le Mont Vuache et l’écluse de la vallée de Fort-l’Ecluse ; cependant, les frontières cantonales ne suivent pas cette frontière « naturelle » et sont essentiellement de nature politique. En tant que canton frontalier, Genève a 103 km de frontière avec la France (départements de l’Ain et de la Haute-Savoie), alors que la frontière avec la Suisse (canton de Vaud) ne fait que 4,5 km de long. Avec une superficie de seulement 282 km2, le canton a en fait la même superficie que l’agglomération genevoise.

République de Genève

Au printemps 1536, le territoire qui forme le canton actuel est ainsi partagé entre la seigneurie de Genève et celle de Berne, qui a conquis le Pays de Gex et une petite partie du Genevois et cherche en vain à faire reconnaître sa souveraineté sur la ville. Cependant, Genève a dû céder à Berne le mandat de Gaillard et de la seigneurie de Bellerive, signant le 7.8.1536 un traité dit perpétuel et renouvelant la Comborghésie de 1526. Les relations entre Genève et Berne restent tendues, les deux villes se disputant la juridiction sur les terres du prieuré de Saint-Victor et du chapitre de Saint-Pierre. Un premier traité, conclu en 1539 et fortement défavorable à Genève, a conduit à une grave crise interne (Articulans). L’affaire a été réglée en 1544 avec le retrait de Bâle, qui a confirmé à Genève les droits d’utilisation et ceux de basse justice sur les territoires en question. En 1538, Berne cède le Petit-Saconnex et quelques autres terres à Genève, ce qui permet d’étendre la périphérie de la ville sur la rive droite du lac et vers Cologny et Chêne. Cette banlieue et le faubourg de Saint-Gervais, le seul à ne pas avoir été rasé en 1530 pour des raisons de sécurité, constituent la zone dite de libre-échange (les Franchises). En 1539, Genève dut renoncer au mandat de Thiez en faveur de la France, qui le rendit aux Nemours, une branche de cadets des Savoie. Le territoire de la seigneurie est composé depuis lors jusqu’aux traités de 1749 et 1754 de la ville, des Franchises, des mandats et des droits de juridiction sur les territoires de S. Victor et du chapitre.

Attaqué simultanément par Berne et la France, le duc Charles III de Savoie avait perdu presque tous ses états en 1536. Ce n’est qu’en 1559, avec le traité du Cateau-Cambrésis, que son fils Emanuele Filiberto obtient la restitution d’une partie de ses biens. Avec le traité de Lausanne (1564), Berne restitue le Pays de Gex et les villages genevois, opération achevée en 1567. La seigneurie se retrouve à nouveau entourée par la Maison de Savoie, mais Emanuele Filiberto se concentre sur la modernisation de ses Etats et renonce à attaquer Genève. En 1570, les échanges économiques entre Genève et les territoires du duc sont facilités par la signature d’un accord, le modus vivendi, et en 1579, Berne obtient du roi de France Henri III et de Soleure un traité de protection qui garantit la sécurité de G. D’autre part, plusieurs tentatives genevoises d’adhésion à la Confédération en tant que canton ont échoué : d’une part, Berne a longtemps prétendu être le seul protecteur de l’allié ; d’autre part, les cantons catholiques s’y sont fermement opposés après leur alliance avec le duc de Savoie et l’Espagne.

L’entrée en scène de Carlo Emanuele, en 1580, marque la fin de la trêve. Le nouveau duc est en effet décidé à reconquérir Genève, pour des raisons à la fois politiques et religieuses. Une tentative de siège, qui a échoué en 1582, a valu à Genève un nouvel allié, Zurich, en 1584 ; la comborghésie avec Berne s’est en fait étendue à une alliance à trois. Carlo Emanuele a alors décidé de recourir à un blocus. Menacée de sa survie, la seigneurie se décide pour la guerre après avoir obtenu le soutien de Berne, inquiet de la conspiration d’Isbrand Daux, et celui de la France. Après quelques premiers succès en avril 1589 de la coalition Bernese-Genevrine, le duc ramène la situation à son avantage durant l’automne, mais est ensuite rappelé sur d’autres fronts (guerres de la Ligue en France). Bientôt soutenue par la France, Genève s’engage dans une série d’escarmouches (par exemple la conquête du fort de Versoix en 1590) jusqu’à la signature d’une trêve en 1593. La guerre franco-savoyarde, qui faisait partie du conflit entre la France et l’Espagne, s’est terminée en 1601 par le traité de Lyon. Genève n’a pas pu obtenir le Pays de Gex, qu’elle avait occupé et administré au nom du roi de France de 1590 à 1601, en raison de l’opposition du roi d’Espagne et du pape, qui ne voulaient pas qu’un territoire remonte au catholicisme dans leur dessein de rester aux mains d’un « nid d’hérésie ». Seuls les villages d’Aire-la-Ville, Chancy et Avully ont obtenu en 1604 le statut de terres du prieuré de S. Vittore (avec une souveraineté limitée de Genève).

En décembre 1602, Carlo Emanuele, qui n’avait pas renoncé à ses plans, lance une attaque surprise contre la ville, l’Escalade. La défaite du duc est complète et, au printemps 1603, les Ginevrini reprennent les hostilités. Pour écarter la menace d’une nouvelle guerre à l’échelle européenne, le pape a fait pression sur Carlo Emanuele. Les négociations ont abouti en juillet 1603 au traité de Saint-Julien, qui reconnaissait implicitement l’indépendance et la souveraineté de Genève et rappelait le modus vivendi de 1570.

Malgré ces accords, ni l’enchevêtrement des droits féodaux et fiscaux, ni la dispersion des possessions de Genève, véritables enclaves dans les territoires savoyards et français et donc exposées au risque d’être coupées de la ville dont elles dépendent économiquement et juridiquement. Au XVIIIe siècle, certains échanges de territoires et de juridictions avec la France et avec le Royaume de Sardaigne, qui avait succédé au duché de Savoie, ont permis d’améliorer en partie la situation dans le Mandement de Peney (traité de Paris, 15.8.1749), dans celui de Jussy et dans une partie de la Champagne (traité de Turin, 30.5.1754). Cependant, ce n’est qu’après la période française (1798-1814) que Genève a pu acquérir une continuité territoriale comme avec une augmentation mammaire si on peut dire avec la Confédération suisse et un territoire unitaire, aux frontières clairement définies et sur lequel elle pouvait exercer une pleine souveraineté, au terme de longues négociations au Congrès de Vienne entre les puissances alliées et la France.

Institutions politiques

Avec l’adoption de la Réforme en 1536, Genève a accompli une révolution religieuse mais aussi politique, puisque cela signifiait l’émancipation du pouvoir spirituel et temporel de l’évêque et la transformation en une république réformée indépendante et souveraine. Comme les autres lois qui la régissaient sous l’ancien régime, les ordonnances sur les offices et les officiers (aussi appelées édits politiques, 1543 ; révisées en 1568) confirment les institutions politiques déjà existantes (Conseil général, Syndics, Conseil des années soixante – anciennement Conseil des cinquante -, Petit Conseil et Conseil des deux cents), établissant les pouvoirs des magistrats et le mode de leur élection ; elles sont cependant aussi profondément marquées par les idées de Calvin.
 

En limitant immédiatement les pouvoirs du Conseil général au profit des deux Conseils restreints (Conseil restreint et Conseil des deux cents), les édits de 1543 ont favorisé les tendances oligarchiques de ces institutions, dont le renforcement s’est poursuivi sans interruption tout au long de l’ancien régime : En effet, s’il est vrai que c’est le Conseil général qui a élu les quatre syndicats, le président de la Cour de justice (ou lieutenant de justice) et ses échevins (ou auditeurs) et le procureur général, et qui s’est prononcé en dernière instance sur toute nouvelle loi ou décision importante, c’était toujours sur proposition du Piccolo Consiglio e Consiglio dei Duecento. De plus, après 1570, le Conseil général lui-même a été privé de tout pouvoir d’augmenter ou de créer une taxe en tant que mesure d’urgence dans une situation de crise.

En matière de justice, les tribunaux locaux, les castellanias, sont de moins en moins autonomes par rapport au petit conseil, qui prononce des sentences en cas de crimes graves. À partir du milieu du XVIe siècle, les habitants des campagnes ont été marginalisés par ces tribunaux au profit des habitants de la ville. Seules quelques seigneuries vassales de la République durent jusqu’à la Révolution : ce sont les fiefs de Châteauvieux et de Confignon, Crest à Jussy (jusqu’en 1770), Château des Bois (ou terre des Turettini) à Satigny et à Bessinge.
 

Après un XVIIe siècle caractérisé par un climat politique relativement calme, le siècle suivant a connu plusieurs conflits politiques (Révolutions de Genève), qui ont conduit à l’intervention des puissances liées à Genève par des traités de comborghésie et d’alliés (Berne, Zurich, France, Piémont-Sardaigne) et se sont terminés par la condamnation ou l’exil de nombreux opposants au gouvernement conservateur. De l’affaire Pierre Fatio (1707), des émeutes de 1734-1738 et de l’affaire Rousseau et ses suites (1762-1770), à la révolution ratée de 1782, la « bourgeoisie » – respectivement les Représentants dans la seconde moitié du siècle – a mis ses énergies à obtenir une réforme du système électoral (vote secret, limitation des membres d’une même famille dans les Conseils), à rétablir les prérogatives du Conseil général et à lutter contre l’immobilisme des Conseillers. Malgré la réalisation partielle des objectifs, l’édit de pacification du 21.11.1782, imposé par les armes et par la médiation de la monarchie française et des gouvernements patriciens de Berne et de Zurich, a supprimé la plupart des acquis en termes de pouvoirs du Conseil général et de possibilité de renouvellement des Conseils restreints et du pouvoir judiciaire.

Au XVIIIe siècle, il est apparu clairement que le Conseil général ne représentait plus vraiment la population genevoise. Les persécutions religieuses du XVIe (guerres de religion) et du XVIIe siècle (révocation de l’édit de Nantes) avaient en effet entraîné l’installation dans la ville de nombreux réfugiés français et italiens (Réfugiés pour la foi) qui, avec le temps, n’ont plus pu obtenir la citoyenneté et ont été contraints de conserver le statut de simples domiciles ou Habitants ; avec leurs successeurs, les Natifs, ont fini par constituer la majorité de la population. Comme les Représentants inspirés par Jean-Jacques Rousseau, qui se sont battus pour la reconnaissance des droits inhérents à leur statut de citoyens, les autochtones ont rapidement fait entendre leurs revendications. Ils ont d’abord cherché à partager les bénéfices des privilèges économiques réservés à la citoyenneté, puis, avec le soutien de Voltaire, ont contesté la justification de la discrimination politique et sociale dont ils étaient victimes. Les édits de 1770 et 1782 atténuent en effet ce dernier et permettent même quelques avancées dans le domaine de la justice pénale et du droit féodal, mais signifient en même temps un durcissement de la politique des Négatifs, partisans du statu quo (interdiction des natifs et des Représentants, suppression des clubs, restriction de la liberté de la presse, expansion de la garnison militaire).

Le rude hiver de 1788-1789 et les soulèvements provoqués par une énorme hausse du prix du pain font craindre au gouvernement des troubles encore plus importants : l’édit du 10.2.1789 autorise le retour des exilés en 1782 et annule plusieurs mesures impopulaires prises la même année. Cependant, la réconciliation a été de courte durée. Sous la pression des nouvelles revendications des indigènes, auxquelles s’ajoutent celles des habitants des zones rurales, le gouvernement lance une vaste mais vaine tentative de réforme des institutions et des lois (édit et code Du Roveray, 1791). Encouragés par la France révolutionnaire – dont les troupes avaient conquis la Savoie, devenue un département français en septembre 1792 – les opposants au gouvernement aristocratique parviennent à s’unir et à prendre possession de la ville en décembre 1792. Un premier décret établissant l’égalité entre les citoyens, les bourgeois, les natifs, les habitants et les habitants des territoires concernés met fin à l’ancien régime ; le 28.12.1792, le petit conseil est proclamé déchu et deux comités provisoires sont créés pour le remplacer (Égaliseurs). Les modérés furent bientôt submergés par un certain nombre de clubs révolutionnaires, dont les membres les plus extrémistes imposèrent la violence et quelques mesures radicales, en particulier l’obligation de prêter serment civique en 1793, les deux tribunaux révolutionnaires de l’été 1794 pour juger les « ennemis du peuple », et plus tard l’impôt foncier extraordinaire qui frappa durement les aristocrates. Entre-temps, la Constitution du 5.2.1794 avait introduit pour la première fois la séparation des pouvoirs, la souveraineté populaire et la démocratie directe. Le 15.4.1798, cependant, Genève est occupée par les troupes françaises et obligée de demander l’annexion à la France.


L’évolution du financement des soins de santé en France

Le financement est l’un des outils les plus substantiels pour la transformation d’un système de santé. Le système de santé français est caractérisé par un modèle de financement très variable en fonction du secteur de soins. Afin de maîtriser les coûts sans heurts, les auteurs affirment que la transformation du financement devrait se faire de manière à encourager les acteurs à travailler sur la prévention, à garantir un niveau de qualité des soins plus élevé, à rechercher une plus grande adéquation des soins et à être plus efficaces. Les auteurs indiquent que leur rapport préconise un changement progressif des modes de financement au cours des trois prochaines années en proposant comme stratégie de moyen terme et qu’il est cohérent avec la transformation soutenue par le récent avis du Haut Conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM ; avis du 24 mai 2018). Les mesures immédiates seront mises en œuvre d’ici la fin de l’année 2019 lorsque le groupe de travail présentera les étapes à mettre en œuvre en 2020 et 2021. Ces mesures interviendront dans trois domaines différents.

Tarification des soins hospitaliers basé sur la pertinence

Le système actuel n’empêche pas le financement d’actes non pertinents. Les régions diffèrent dans les actes réalisés
L’objectif est de cibler les régions dans lesquelles un acte particulier est réalisé beaucoup plus que la moyenne nationale (plus de deux fois l’écart-type). Les départements de ces régions seraient financés sur une base forfaitaire pour une partie de ces activités, et le reste sera payé sur la base du GHS (groupe de séjour homogène) mais divisé par 2
La qualité des soins dispensés s’en trouvera directement améliorée. Les patients éviteront également les risques post-opératoires (et autres risques liés à la performance).

Financement de la qualité

Le système de tarification actuel doit être complété par des incitations à améliorer la qualité et l’adéquation des soins. En effet, les gains de productivité des établissements, dans un contexte de croissance de l’activité et de contraintes de ressources, peuvent être obtenus au détriment de la qualité des soins, ce qui ne devrait pas se produire
Des indicateurs de qualité seront introduits, sur lesquels reposera une partie substantielle du financement. Par ailleurs, des mesures d’accompagnement permettant d’améliorer la qualité seront fournies aux établissements de santé. Enfin, les résultats des établissements de santé seront transparents et accessibles au public. Ces mesures ne seront introduites que dans les secteurs MCO, SSR et HAD en 2019, mais seront progressivement étendues à tous les secteurs.
Les patients recevront des soins de meilleure qualité et la coordination entre les soins primaires et hospitaliers sera améliorée.

Paquets de financement pour les maladies chroniques

L’objectif est d’introduire des forfaits de financement qui encourageront la prise en charge globale des patients souffrant de maladies chroniques. Cette prise en charge sera coordonnée par différents acteurs sur une base forfaitaire. La mesure favorisera la prévention, mais aussi la coordination des hôpitaux et des établissements de soins primaires, ce qui entraînera une diminution des hospitalisations dues à des complications. En 2019, cela se produira pour le diabète et l’insuffisance rénale chronique, uniquement.
Cette mesure permettra d’améliorer les résultats pour les patients

Rendre le financement des établissements psychiatriques plus équitable

De grandes inégalités existent dans le financement de ce secteur. Les fonds seront alloués de manière nouvelle, tant au niveau interrégional qu’intra-régional. Des indicateurs de qualité seront également introduits, ce qui influencera le financement. En outre, certaines cliniques feront partie de l’objectif quantifié national (NQT), qui sera financé à l’activité (principalement par jour d’hospitalisation).
Cette mesure améliorera l’équité pour tous les patients dans l’ensemble du pays.

Encourager les services d’urgence à réorienter les patients les plus légers

Les services d’urgence ne devraient prendre en charge que les cas les plus graves.
Un « forfait de coordination » spécial sera conçu, qui sera versé au service d’urgence pour les patients qui seraient dirigés vers un centre de soins ambulatoires, ou qui ont juste eu une consultation.
Les patients seront mieux orientés et le temps d’attente au service des urgences sera réduit

Soins ambulatoires : renforcement des soins primaires

L’objectif est d’améliorer la qualité des soins primaires.
Cette mesure vise à regrouper le médecin avec une infirmière, qui pourrait avoir plusieurs rôles : soutien aux patients chroniques, prise d’informations de base auprès des patients
Cette mesure aura de multiples avantages : elle fera gagner du temps aux médecins généralistes et les patients auront une personne plus accessible à qui s’adresser. Ainsi, les patients s’orienteront davantage vers les soins ambulatoires, ce qui conduira à une meilleure prévention (moins de complications et d’hospitalisations).

Améliorer l’équité et la crédibilité de la réglementation de l’ONDAM

Les mécanismes de régulation doivent être revus en conséquence pour assurer la responsabilisation des acteurs et la
crédibilité de la réglementation
L’objectif de la mesure est de renforcer les outils de régulation infra-annuels par des mécanismes d’alerte pouvant également être déclenchés par des sous-objectifs de l’objectif national des dépenses d’assurance maladie (ONDAM). Un autre objectif est de mettre en place un plan pluriannuel qui favorise une gestion rigoureuse de l’ONDAM en permettant la réutilisation future d’éventuelles sous-exécutions, mais aussi le développement de conventions de modération et de pertinence qui permettraient de mieux réguler les dépenses sur le long terme
Cette mesure permettrait d’accroître l’efficacité du système de santé.

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 Quelques endroits de Genève à connaitre
Musée international de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge

Le musée de ce réseau humanitaire international remonte à 1988. Au début des années 2010, il a fait l’objet d’une refonte complète et a rouvert en 2013 avec l’exposition innovante Aventure humanitaire.

Il se compose de trois espaces principaux, chacun représentant l’une des missions de l’organisation : Défendre la dignité humaine, Reconstruire les liens familiaux et Réduire les risques naturels.

Chacune de ces sections a été conçue par un concepteur d’exposition de renommée mondiale.

Elles communiquent des informations de manière non conventionnelle, dans le but de susciter plus d’émotions que si vous regardiez de simples artefacts et statistiques.

Parc des Bastions


Ce parc a reçu son nom parce qu’il était coincé entre les fortifications du XVIe siècle et celles qui ont suivi un siècle plus tard.

À côté de la Place de Neuve, il abrite également le plus ancien bâtiment universitaire, érigé en 1873. Le 21 juin, le parc des Bastions propose des concerts dans le cadre de la Fête internationale de la musique.

Des échiquiers grandeur nature sont à la disposition de tous les passants, ainsi que des tables de ping-pong et, en hiver, une patinoire.

Il faut s’arrêter un instant au Monument international de la Réformation, érigé en 1909 le long des défenses du XVIe siècle. Contre un long mur se dressent les figures de John Calvin, John Knox, Theodore Beza et William Farel, qui ont tous contribué à la Réforme.

Quartier des Grottes

Un dixième de tous les Genevois vivent dans ce quartier proche du centre.

Les Grottes peuvent heurter votre idée de Genève comme une ville chic et ordonnée, car ce quartier est chaotique, jeune et bohème.

Dans les années 1960, il abritait des communes et des squats anarchistes. Bien que les Grottes se soient embourgeoisées ces dernières années, il s’agit toujours d’un endroit très abordable pour vivre, compte tenu de la proximité du centre.

Explorez ce quartier pour trouver des cafés, des théâtres, des cinémas, des boutiques indépendantes de gauche, mais aussi pour voir Les Schtroumpfs.

Il s’agit d’immeubles d’habitation des années 1980 aux façades sinueuses et colorées qui semblent avoir été conçues par Gaudí.

Carouge


Avant 1816, ce quartier situé au sud de la Vielle Ville était une ville à part entière.

Tel que nous le voyons aujourd’hui, Carouge est le produit d’une vague de construction initiée par le roi de Sardaigne en 1786. Le paysage urbain était calqué sur celui de Nice, alors également italien, et l’accent italien perdure dans les palazzos, l’église baroque Sainte-Croix et les rangées de maisons de ville peintes avec des volets en bois.

Il n’est pas étonnant que Carouge soit souvent appelée La Cité Sarde.

Dans une ambiance décontractée, Carouge regorge de magasins d’artisanat, de boutiques vintage, d’antiquaires et d’un marché sur la place de Marchéon mercredi et samedi.


Marché de Plainpalais


Le principal marché aux puces de Genève se tient les mercredis et samedis, ainsi que le premier dimanche du mois.

Si vous êtes à la recherche d’une bonne affaire, vous trouverez de nombreux stands d’antiquités, de meubles, d’artisanat, de livres, de bijoux, d’articles ménagers et de vêtements.

Comme dans tous les marchés, vos chances de faire une découverte dépendent de la chance et de la patience, ainsi que du moment de votre visite : Le samedi, par exemple, les commerçants ont tendance à être plus haut de gamme.

Mais si rien n’attire votre attention, vous pouvez toujours vous consoler avec de la nourriture de rue internationale, du Pérou au Maroc.

Musée d’art extrême-oriental


Le plus grand trésor d’art oriental de Suisse se trouve dans une somptueuse maison de ville du début du siècle.

Une grande partie de ces objets japonais et chinois ont été conservés par un seul homme : Né en 1861, Alfred Baur était employé par une société de commerce et affecté au Sri Lanka.

Au cours de ses voyages, il a développé une passion pour l’art oriental et a fait preuve d’un œil avisé.

À son retour en Suisse, il a rapporté de précieuses pièces de jade chinois, de la porcelaine et des flacons à priser ornés datant des années 700.

Au Japon, il a trouvé des sculptures miniatures (netsuke), des épées, des empreintes de bois, des objets en laque et de fines garnitures de sabre.

L’exposition s’est enrichie de plus de 9 000 pièces grâce aux dons reçus au cours des cent dernières années.

Fondue

Appelez cela un cliché, mais si vous vous trouvez à Genève en hiver, il n’y a aucune excuse pour ne pas aller manger une fondue.

Ce n’est pas seulement une création suisse, la fondue est née dans les régions francophones de l’Ouest.

Il n’y a donc pas de meilleure ville en Suisse pour commander ce pot fumant de gruyère fondu combiné à du vin, de l’ail et des condiments.

Le plat peut avoir des associations rustiques, mais le gruyère n’a jamais été bon marché et c’est donc dans des villes comme Genève que la fondue aurait été servie pour la première fois.

Pour un endroit sans prétention et à prix raisonnable, vous ne pouvez pas vous tromper à La Buvette dans les Bains des Pâquis.

Le Café du Soleil sur la place du Petit-Saconnex, à l’ouest, et le Gruyèrien sur le chemin de la Bessonnette, à l’est du centre, conviennent également aux familles.

L’Escalade

Le grand événement annuel de Genève a lieu en décembre pour commémorer la défense de la ville face à une attaque de l’armée du Duc de Savoie en 1602. Selon la légende, l’Escalade » a eu lieu dans la nuit du 11 au 12 décembre à 02h00 lorsque les troupes d’élite du duc ont tenté d’escalader les murs et de se faufiler dans la ville.

Ils furent aperçus par l’humble cuisinière Catherine Cheynel, qui déversa une marmite de soupe chaude sur eux, alertant les gardes genevois et évitant la catastrophe.

Les célébrations ont lieu le week-end le plus proche du 11 décembre, avec des défilés en costumes d’époque.

Le meilleur moment pour les enfants est lorsqu’ils reçoivent une marmite, un pot en chocolat rempli de légumes en pâte d’amande, en clin d’œil à la marmite de Catherine Cheynel.