1. Ce que les professionnels appellent “or”
En rachat, l’or n’est jamais vu comme un bijou, mais comme une matière première.
Sont considérés comme rachetables :
- bijoux portés, cassés, incomplets,
- chaînes emmêlées,
- montres en or (souvent démontées),
- pièces d’investissement ou anciennes,
- lingots, même rayés,
- débris, chutes, dents en or.
👉 L’esthétique n’a aucune valeur dans 95 % des cas.
2. L’identification n’est pas une option
En Suisse, le rachat d’or est assimilé à une opération sensible.
Concrètement :
- présentation d’une pièce d’identité valide,
- enregistrement de la transaction,
- parfois signature d’un reçu.
Ce n’est pas de la méfiance, c’est une obligation réglementaire.
3. Le test de pureté : là où tout se joue
a) Lecture des poinçons
Premier tri rapide :
- 9k / 375 → faible teneur,
- 14k / 585 → moyen,
- 18k / 750 → standard en bijouterie suisse,
- 24k / 999 → or pur (pièces, lingots).
⚠️ Le poinçon oriente, mais ne suffit jamais.
Que la beauté de l’or, ce métal précieux, éblouit doucement les esprits et les yeux ! Jean de Rotrou
b) Test réel
Deux méthodes courantes :
- Test à l’acide
- rapide,
- fiable pour les bijoux,
- laisse parfois une micro-trace.
- Analyse électronique (XRF)
- non destructive,
- précise,
- souvent utilisée pour les pièces et lingots.
👉 Un professionnel sérieux explique ce qu’il fait pendant le test.
4. La pesée : détail critique
La pesée se fait :
- devant toi,
- sur une balance homologuée,
- après retrait :
- pierres,
- ressorts,
- mécanismes,
- éléments non en or.
💡 Le poids payé = or réel, pas le poids total de l’objet.
5. Le calcul du prix (sans magie)
La formule est toujours la même :
(poids × pureté × cours du jour) – marge
La marge sert à couvrir :
- la fonte,
- le raffinage,
- les pertes,
- les coûts de conformité,
- le risque de marché.
👉 Plus l’objet est :
- pur,
- lourd,
- standardisé,
👉 plus la marge est faible.
6. Pourquoi deux comptoirs peuvent proposer des prix différents
Ce n’est pas forcément une arnaque.
Les écarts viennent de :
- volume traité par le comptoir,
- capacité de raffinage,
- spécialisation (bijoux vs lingots),
- vitesse de revente,
- politique de marge.
Un prix plus bas n’est pas toujours malhonnête…
mais un prix mal expliqué l’est toujours.
7. L’offre finale
L’offre est :
- claire,
- immédiate,
- exprimée en CHF.
Tu es libre de refuser, sans justification.
👉 Un bon professionnel ne presse jamais.
8. Le paiement
Après acceptation :
- paiement immédiat,
- espèces ou virement,
- reçu remis.
En Suisse :
- pas de TVA,
- pas d’impôt sur la vente pour un particulier,
- aucune déclaration fiscale spécifique à faire.
9. Les erreurs classiques des particuliers
❌ Vendre pièce par pièce
❌ Ne pas comparer
❌ Se focaliser sur le bijou plutôt que le métal
❌ Accepter un prix sans comprendre le calcul
❌ Confondre “or sentimental” et “or marchand”
10. Ce que font les vendeurs expérimentés
✔ Ils regroupent tout en une fois
✔ Ils viennent informés du cours du jour
✔ Ils posent des questions simples mais précises
✔ Ils privilégient la transparence au prix annoncé
En une phrase
En Suisse, un rachat d’or sérieux est simple, visible, expliqué et immédiat.
