Botox

Questions sur la toxine botulique : Les infiltrations de Toxine Botulique sont-elles douloureuses ?

Les zones les plus sensibles sont la paume des mains et la plante des pieds, pour lesquelles l’utilisation de Cryocaps est impérative.  Les infiltrations dans d’autres zones anatomiques sont presque indolores.

Pour quels types de rides du visage la toxine botulique est-elle utilisée ?

Périoculaire (pattes d’oie), péribuccal, nasogénien, glabellaire, frontal, cervical.

Est-il vrai qu’il inhibe le développement des néoplauses gastriques chez les animaux de laboratoire ? L’Injection Botox ou toxine botulique ralentit le développement des néoplasmes gastriques. L’expérience, menée par l’équipe d’un Dr   a d’abord  été faite sur des cobayes atteints de néoplasie, puis sur 37 patients, a montré que l’action anticholinergique de la toxine inhibe le développement de la masse tumorale.

Quel genre de médicament est la toxine botulique ?

Il s’agit d’une protéine produite par le clostridium botulinum, une bactérie qui peut contaminer les fromages fermentés, les conserves et les aliments fumés. La première intoxication à la toxine botulique a été reconnue à Berlin, en 1815, où la moitié des invités d’un banquet sont morts de paralysie. Ils avaient mangé des saucisses, contrairement à l’autre moitié qui n’y avait pas touché. La responsabilité a donc été immédiatement attribuée à la saucisse, qui a également appelé ce type d’empoisonnement par le terme de botulisme, du latin botulus, saucisse. La toxine botulique est une protéine volumineuse et lourde, dont la neurotoxicité, c’est-à-dire son pouvoir de paralyser les nerfs, réside dans la dixième partie de sa structure. Cette partie neurotoxique est divisée en sept sérotypes différents, dont le plus puissant est le type A.

Comment cela fonctionne-t-il ?

La toxine botulique pénètre dans les synapses neuroglandulaires et neuromusculaires, empêchant la libération du neurotransmetteur et provoquant ainsi une dénervation des muscles et des glandes, qui dure trois à quatre mois dans les muscles et deux fois plus longtemps dans les glandes.

L’acétylcholine est-elle le seul médiateur sur lequel la Toxine Botulique exerce son action ?

Des études récentes ont mis en évidence les effets inhibiteurs de la toxine sur les neuromédiateurs des terminaisons sensibles, autrement dit : l’efficacité de la TB sur les pathologies douloureuses. Outre l’acétylcholine, les médiateurs inhibés par la TB seraient : la substance P, le neuropeptide Y, le peptide intestinal vasoactif, le glutamate.

Quelles sont les indications ?

Blépharospasme, torticolis spasmodique, hypersudor, spasticité des pieds dans l’infirmité motrice cérébrale infantile, céphalée de tension chronique, spasticité des adducteurs de la hanche dans la sclérose en plaques, fissures anales, tremblement essentiel de la main, rides du visage.

Dans quelles maladies dermatologiques est-il utilisé ?

Pemphigus, eczéma dyshidrosique des mains, bromhidrose, chromhidrose, névralgie post-herpétique, cicatrices hypertrophiques douloureuses, phénomène de Raynaud, vasodilatation du visage et du tronc, kératodermie plantaire, hypertrophie prostatique.

 

Quels sont les effets secondaires possibles après l’administration de la toxine botulique ?

  • Dans le torticolis spasmodique : sécheresse de la bouche, changement de voix, hyposthénie des muscles du cou, diplopie, fièvre, ptose, somnolence, dysphagie et stagnation de la salive, malaise, nausées, difficultés respiratoires.
  • Dans les fissures anales : incontinence transitoire aux gaz et aux matières fécales, douleur, septicémie, saignement.
  • Dans le tremblement essentiel des mains : asthénie, bradycardie, dépression, diarrhée, dyspnée, sédation, vision trouble, troubles sexuels.
  • En cas d’infirmité motrice cérébrale infantile : douleurs et crampes dans les membres inférieurs, fièvre, léthargie, faiblesse, incontinence urinaire.
  • Spasticité de l’adducteur de la hanche dans la sclérose en plaques : hyposthénie.
  • Dans les céphalées de tension chroniques : vertiges, faiblesse des muscles faciaux, difficulté à avaler.- Dans le blépharospasme et l’hémispasme facial : ptosis, larmoiement, ectropion, entropion, kératite, diplopie, glaucome.
  • Dans l’hyperhidrose : hyposthénie, crise vagale.
  • Dans les rides du visage : ptose des paupières, strabisme, asymétrie de la rime orale, dysesthésie proprioceptive.

Quelles sont les contre-indications de la toxine botulique ?

Myasthénie, prise d’anticoagulants et d’aspirine, hypersensibilité à l’albumine humaine présente dans le produit, infections cutanées au site d’inoculation, utilisation d’antibiotiques aminoglycosides pouvant renforcer les effets, grossesse ou allaitement, utilisation de produits interférant avec la transmission neuromusculaire, instabilité mentale, coagulopathies.

Comment agit-il sur l’hyperhidrose (transpiration excessive) ?

Le T.B. bloque la transmission de l’influx nerveux aux glandes sudoripares, qui sont innervées par des fibres nerveuses sympathiques cholinergiques, empêchant la transpiration pendant environ six à sept mois.

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